Présentation

 

Fondée en 2007, Les Cahiers du GEPE (Groupe d’Étude sur le Plurilinguisme Européen) est une revue annuelle de l’Université de Strasbourg qui publie des travaux relevant essentiellement de la sociolinguistique, du contact des langues et des cultures et du plurilinguisme.

Langues de la publication

La langue de travail de la revue est le français (présentation, consignes de rédaction…). Les articles peuvent néanmoins paraître dans une autre langue, avec l’accord du comité de rédaction. Chaque article est accompagné d’un résumé dans deux autres langues que celle de l’article, dont l’anglais.

Tout texte demeure la propriété de son auteur, qui dispose du droit de publier, de distribuer et d’archiver son texte électroniquement, à la condition qu’elle/il indique clairement sa parution dans Les Cahiers du GEPE.

Procédure de sélection des articles publiés

Les articles soumis à publication font l’objet d’une double lecture anonyme. Les auteurs sont priés de suivre les indications des (re)lecteurs. En cas d’avis divergents entre les lecteurs ou entre les lecteurs et l’auteur, un troisième lecteur est sollicité. Les articles des auteurs qui ne souhaitent pas suivre les propositions essentielles des lecteurs ne sont pas publiés, après échange avec le Comité de rédaction. Le Comité de rédaction suit les différentes versions des auteurs pour garantir que les recommandations essentielles des lecteurs sont suivies d’effet, avec un dialogue permanent avec les principaux intéressés.

Profil et enjeux scientifiques de la revue

La revue se veut un espace d’échanges entre chercheur-e-s en (socio)linguistique et chercheur-e-s s’intéressant au plurilinguisme sous toutes ses formes (social, scolaire, institutionnel, des migrants, dans les entreprises…) ainsi qu’aux politiques linguistiques et à l’histoire des sociétés, au contact de langues, aux représentations sociolinguistiques… Il s’agit de champs de recherche privilégiés mais non uniques : la politique et la didactique du FLE et de l’allemand langue étrangère (Deutsch als Fremdsprache), l’éducation bi-/plurilingue, l’interculturalité, le contact des cultures… contribuent à l’interconnexion thématique et ont leur place dans la revue.

Les Cahiers du GEPE cherchent aussi à donner à de jeunes chercheur.e.s (doctorant.e.s et post-doctorant.e.s) la possibilité de publier leurs travaux.

Parallèlement à l’objectif de diversification des terrains, la revue met l’accent sur les enjeux théoriques et méthodologiques des recherches sur les contacts de langues et le plurilinguisme, sur la définition en amont des paradigmes scientifiques, des modalités d’approches, des modèles qui restituent les démarches préconisées et les résultats.

La revue rend compte de plusieurs options de principe qui doivent contribuer à renforcer son originalité. Elle cherche :

  • à favoriser les approches comparatives, avec les difficultés inhérentes à la comparaison de terrains et de contextes (sociolinguistiques, sociopolitiques, sociohistoriques, etc.) différents ;

  • à retenir des thématiques transversales et à approfondir la réflexion sur les concepts relevant des différents champs disciplinaires convoqués ;

  • à rendre compte de la dynamique des évolutions et, partant, de la dimension diachronique des phénomènes observés.

Les politiques linguistiques dans l’histoire des sociétés

Cette thématique se fonde sur l’hypothèse que les fonctions politiques des langues dans une société sont le produit dynamique de son histoire, de sorte que le traitement des langues est mis en relation avec la nature et l’évolution des systèmes politiques et des pouvoirs ainsi que des changements sociétaux.

Bien que l’importance des facteurs idéologiques soit généralement reconnue, il s’agit aussi d’analyser leur influence sur le traitement des langues, d’étudier la façon dont la recherche permet leur identification, la manière dont ses résultats sont repris dans le discours politique commun ainsi que la manière dont s’opère leur mise en mots. Des focus sur le rôle de la langue dans les idéologies nationalistes et le traitement scientifique du rapport entre langue et nation sont les bienvenus.

Les problématiques abordées privilégient une approche comparative prenant en compte les axes synchronique et diachronique et mettant en regard les situations et les faits observés. La confrontation des données et de leur traitement dans des études de cas, par exemple, permet de mettre à l’épreuve les concepts et les cadres épistémologiques impliqués dans ce type de démarche.

Contact de langues et plurilinguisme complexe : variétés, pratiques et représentations

Dans ce champ de recherche, qui est central en sociolinguistique, l’option retenue vise une phénoménologie aussi large que possible des contacts entre des variétés dont le statut, les fonctions et les valeurs sociales et symboliques diffèrent. Tout comme pour les politiques linguistiques, ces travaux chercheront à dépasser les apports descriptifs et les typologies, par l’identification des facteurs (sociaux, politiques, historiques, économiques…) à l’œuvre dans la configuration des situations sociolinguistiques, dans les pratiques et les représentations qui les sous-tendent.

La recherche d’une vision plus globale d’une situation donnée conduit à diversifier les lieux prototypiques du contact et des pratiques plurilingues des locuteurs-acteurs. Il s’agit, en conséquence, en partant de l’existant, en particulier des travaux portant sur le paysage sociolinguistique de l’Alsace, espace plurilingue où la revue est publiée, d’élargir les investigations à des espaces plurilingues présentant des dynamiques et des configurations particulières.

Un volet particulièrement important de la recherche concerne les différentes formes de plurilinguisme dans les institutions, notamment le domaine éducatif. En effet, sur le terrain de l’école, les enjeux de contacts de langues sont multiples et d’une grande portée. Didacticiens et sociolinguistes peuvent s’interroger sur la prise en compte, dans la didactique des langues et, plus particulièrement, dans l’enseignement bi-/plurilingue, des différentes formes de bilinguisme ou de plurilinguisme sociétal, des pratiques et des représentations dominantes des groupes linguistiques.